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Non, je rassure les puristes de mauvaise foi me reprochant des fautes de français imaginaires : je fais tout exprès d’écrire «la meute A Sarkozy», tout en sachant pertinemment que c’est un barbarisme. Pour faire court et – j’espère – plus percutant.
Certains pisse-vinaigre ne manqueront pas également de critiquer la vulgarité de l’insulte puisque j’ose écrire : «connerie» en toutes lettres alors que j’ai plutôt pour habitude d’euphémiser – petit exercice intellectuel et sémantique fort réjouissant – par des néologismes ou des périphrases que j’espère amusantes. Je m’étais d’ailleurs amusée le 17 octobre 2010 dans un article au titre évocateur Plaisante alternative aux «3 lettres» à faire de mémoire la recension quasi complète des substituts au mon «con», en français aussi bien qu’en argot ou en Solognot et qu’en règle générale, je fais bien plus souvent usage de ces termes. A quoi bon, en effet, posséder une langue aussi riche et user d’un vocabulaire aussi pauvre ?
J’ai aussi fait remarquer souventes fois que le mot «con» qui est dérivé de «conil» (lapin en ancien français) désignait à l’origine le sexe de la femme. En toute logique, nous devrions utiliser pour les hommes faisant preuve d’inintelligence son parallèle dans le vocabulaire populaire : «couillon»…
Je me « lâche » rarement dans mes écrits sinon quand je suis particulièrement en colère. C’est le cas aujourd’hui, effet de l’accumulation des asiniennes critiques de l’UMP. Et croyez bien que je possède pourtant en matière d’injures et jurons un répertoire à faire pâlir Nicolas Sarkozy et son «casse-toi, pôv con» ! Je m’autorise de son exemple.
J’en profiterais pour narrer une petite anecdote qui me revient du Diable Vauvert. Le général de Gaulle quand il était président, lors déplacement en province – ne me demandez ni la date ni le lieu et je ne vais pas perdre mon temps à les rechercher – prit un bain de foule. Un quidam cria «Morts aux cons !» ce à quoi, imperturbable et pince-sans-rire il lui répliqua «Vaste programme»… Le freluquet autoritaire qui prétend mettre ses pas dans les siens l’eût fait appréhender sans douceur par la pléthorique garde prétorienne qui l’accompagne dans chacun de ses déplacements, mettre en garde à vue et poursuivre pour «atteinte à la dignité du chef de l’Etat»…
Quant aux «chiennes de garde», rien à voir avec les féministes de Florence Montreynaud et Isabelle Alonso. Non plus que la très féministe mémé Kamizole les injuriât en tant que femmes publiques pour reprendre leur devise «Adresser une injure sexiste à une femme publique, c’est insulter toutes les femmes»… Un peu court, à mon sens, parce que je suis aussi indignée sinon plus qu’un machiste lambda attaquât n’importe quelle femme à sa portée… et qui risque bien moins parce que cela ne déclenchera aucun tollé dans les médias.
J’allume les Nora Berra, Nadine Morano et Anne-Marie Montchamp – s’il n’y avait qu’elles comme mégères stupides à l’UMP ! – tout simplement parce que je viens de dire sur Le Monde La droite se gausse de Hollande, « un homme nostalgique du passé » (23 oct. 2011) les sAAAkonneries qu’elles débitent comme autant de mantras censés malgré tout faire gagner leur gourou en 2012. Je ne suis pas plus tendre envers les éléments masculins de l’UMP qui s’en donnent tout autant à chœur joie sous la houlette du coryphée de l’Elysée. Il fut dit jadis que «la gauche n’avait pas le monopole du coeur» la droite ne risque plus de revendiquer celui de l’intelligence !
La Sainte Trinité du «Triple A» auquel Sarkozy s’accrochait comme à un talisman et qui risque de perdre son hochet leur est montée à la tête : elles ne ne jurent plus que par 3 ! Triple H (Nora Bera) ou triple faute (Anne-Marie Montchamp), Nadine Morano se contentant de reprendre son inepte «Hollande, fossoyeur de la jeunesse» sur lequel je ne reviendrais pas.
Nora Berra fut une secrétaire d’Etat transparente lorsqu’elle eut en charge les personnes âgées : quelles avancées à son actif ? Et bien plus encore depuis qu’elle chargée de la Santé : silence radio lors des polémiques liées à la calamiteuse gestion de l’épidémie de grippe H1N1. Et pour cause : elle vient de l’industrie pharmaceutique ! Même silence lors du scandale du Mediator. Si nous étions au théâtre ou au cinéma, l’on dirait qu’elle joue non pas les « utilités » – les petits rôles, fussent-ils muets, ont leur importance – mais les « inutilités »… Son « cachet » : plus de 15.000 € étant sans proportion !
Il ne lui en faut toutefois pas plus pour s’autoriser à déblatérer n’importe quoi sur François Hollande et les socialistes. Elle pointe donc «le décalage entre la convention socialiste et l’incertitude autour de la crise de la dette». N’y aurait-il personne pour lui faire comprendre que Nicolas Sarkozy est seul responsable du surendettement de la France ?
S’il était un simple particulier – sans même parler d’un commerçant ! – il y a belle heurette que son dossier fût passé devant la Commission de surendettement de la Banque de France et plus que certainement retoqué – idem devant n’importe quel Tribunal de commerce – car le surendetté comme le failli doivent « démontrer leur bonne foi » alors que Nicolas Sarkozy a – en parfaite connaissance de cause – provoqué la déconfiture de la Maison France : 16.000 milliards d’euros voire 17 comme le confirmait un commentaire d’une personne parlant du chiffrage du Modem. En droit des affaires, l’on dirait qu’il a organisé sa faillite et c’est une faute qui relève du pénal sous la qualification de « faillite frauduleuse« .
François Hollande, s’il est élu en 2012 aura bien assez à faire avec cette situation plus que merdique sans écoper à l’avance les attaques foutraques de ces véritables «fossoyeurs de la France» !
Mais vous pensez bien qu’elle ne saurait en rester là ! Une fois que les cons sont lancés sur orbite – comment ne pas penser au truculent Michel Audiard ? – UM/Possible de les arrêter… «A l’heure où la France et l’Europe toute entière affrontent des épreuves tout à fait menaçantes pour son (sic ! Puisqu’elle parle de la France et de l’Europe, elle devrait dire «leur») avenir, ce spectacle d’auto-satisfaction gratuite a quelque chose de paradoxal, décalé et de presque indécent».
«L’auto-satisfaction» permanente de Nicolas Sarkozy sur tous les sujets – en contradiction avec la réalité et littéralement obscène – que nous subissons en permanence depuis plus de quatre ans ne lui est nullement gênante : c’est en cela que l’on reconnaît les lèche-cul. Dernier mensonge en date pointé par Le Point Crise de la dette : « Un assez large accord se dessine », annonce Sarkozy (23 oct. 2011) selon lequel «Aucune décision n’a encore été prise mais les travaux avancent entre Paris et Berlin»… seul « hic » à ce tableau idyllique : les pays européens refusent précisément les diktats de l’axe franco-allemand – «Merkozy» agace les dirigeants européens selon Alain Franco, correspondant du Point à Bruxelles (14 oct. 2011) et ne supportent plus de voir Sarkozy – épinglé qui plus est par Moody’s – se poser en grand donneur de leçons de bonne gestion budgétaire… à suivre dans un prochain article.
Mieux encore : «En regardant François Hollande lors de son discours, j’ai entendu un homme nostalgique du passé, terriblement conservateur qui n’a pas encore compris que nous avons changé de siècle et que les enjeux étaient désormais bien différents»… Il faudrait au moins dix pages d’une dissertation bien construite pour épingler et réfuter autant de stupidités et contre-vérités. Je vous les épargnerais autant qu’à moi.
Pour résumer, ce sont les champions du prétendu progrès qui se révèlent conservateurs et surtout ! terriblement passéistes : retour non seulement aux conditions socio-économiques du XIXe siècle mais tout autant de la féodalité. Son fameux «changement de siècle» n’est rien d’autre que cela mais comme elle est décidément trop stupide, elle ne se pose même pas la question de savoir comment cela sera analysé par l’Histoire dans les décennies ou les siècles futurs à condition que la France et la Terre existassent encore. Je n’ai pas assez de temps pour imaginer ce que pourrait être une notice du Mourre (dictionnaire encyclopédique d’histoire en 5 volumes) mais elle ne serait sans doute guère en leur faveur.
Je ne m’attarderais pas d’avantage sur «le triple H» stupidement décerné par Nora Berra à François Hollande : «Hasardeux, car nul ne sait aujourd’hui où nous conduiront ses intentions inapplicables dans la conjoncture actuelle. Hypnotique, car il s’agit encore d’approches qui induisent une possible euphorie dans l’instant, mais qui préparent une véritable ‘gueule de bois’ au moment du réveil. Hypocrite car il ne dit pas la vérité aux français sur la situation réelle de notre pays» tant ils sont répétitifs de la mensongère vulgate débitée actuellement par les sarkozystes.
Sinon pour lui répondre que s’il y a bien un «H» qui ne sera décerné à Nicolas Sarkozy, c’est celui du mot «Honneur» car selon la subtile réflexion de Jean-François Deniau qui n’y a jamais dérogé, il est de ceux qui préfèrent les «Honneurs». Mot qui ne se grandit pas au pluriel, bien au contraire.
Jean-François Copé me met encore plus en colère quand il a le culot de déclarer «vendre du rêve, c’est déplacé»… Que ne l’a-t-il dit en 2007 de toutes les promesses – non tenues – du candidat Sarkozy ? Au lieu de quoi cette troupe de branquignols, gribouilles et Pieds Nickelés mâtinés de frères Raptout tenta – magie de la com’ – de nous vendre le cauchemar ultralibéral pour la perfection idéale qu’il fallait atteindre et ne tenant aucun compte des véhéments refus d‘une grande majorité de Français qui n‘étaient nullement dupes… nous l’imposa sans autre forme de procès.
Comme je n’ai aucune propension à la paraphrase et que j’adhère à la totalité de ses propos, je vous inviterais plutôt qu’à lire l’inepte prose de Nora Berra à vous référer à l’Edito de Jacques Julliard sur Marianne – n° 957 du 22 au 28 oct. 2011.- «Gouverner avec le peuple» et non contre lui comme Nicolas Sarkozy…
Nora Berra étant une parfaite cruche – tant elle va à l’eau qu’elle se casse» – sait parfaitement que n’étant rien, sans Nicolas Sarkozy elle retournera d’où elle vient : «Adieu, veau, vache, couvée» et défend son bifteck comme elle peut. Mais cela aussi va dans le sens de l’histoire ! Requiem pour une «pôv c» défunte…
Anne-Marie Montchamp, quand bien même serait-elle largement inconnue du grand public – et c’est bien pour cela qu’elle se démène comme une diablesse : syndrome du «36-15 j’existe !» assez fendard au demeurant sachant que le minitel rend ses dernières armes ! – et que je voulais épingler comme elle le mérite ce soutien aussi «inflexible» de Villepin que le furent naguère ceux de Bayrou…Jusqu’à ce que la «soupe» UM/Populaire leur parût suffisamment bonne; Je ne sais si vous connaissez quelques lieus où les amoureux des chats égarés déposent leur pitance : ils accourent tous, fussent-ils déjà bien nourris à la maison.
Petite exception toutefois, Dame Tubarao. Sans doute parce qu’elle est fort difficile et délicate. Elle revient de ses longues sorties tellement affamée qu’il n’est pas concevable qu’elle se fût sustentée dans un de ces buffets félins qui pourtant existent à proximité. Mais c’est une autre histoire…
J’avais déjà décidé d’épingler Anne-Marie Montchamp pour son époustouflante prestation lors du précédent show télévisé de l’UMP Barnum-Circus le 18 octobre 2011 – convention très sérieusement destinée «à dissiper «le grand malentendu sur le projet du Parti socialiste»… au moment même ou Moody’s menaçait de dégrader la note de la France ! – et au sujet de laquelle Laure Equy et Christian Losson ironisèrent – sur la forme – «On en est déjà à 60 milliards!» (Libération 18 oct. 2011) en le comparant à certains jeux et émissions télévisés – c’est à peu près leur niveau culturel.
Cela ressemblait donc à un melting-pot entre le «Téléthon» – sur fond de bruit de caisse enregistreuse censé additionner le coût des mesures socialistes ! Normal pour des margoulins – le «Juste prix» et la «Roue de la fortune». Il y manquait à l’évidence «Qui veut gagner des millions» si cher à Nicolas Sarkozy ainsi que «Combien ça coûte» de son habituel passeur de plats : le très servile journaliste Jean-Pierre Pernot, «télé-populiste» selon l’heureuse formule – construite sur le modèle des réactionnaires «télé-évangélistes» américains – d’un article paru dans Télérama il y a déjà plusieurs années…
En veine de moquerie, j’y ajoute fort volontiers : «Tournez manège» tant il est patent que s’ils réagissent avec autant de violence que de stupidité c’est qu’ils ont les foies dans la perspective d’un échec de Nicolas Sarkozy en 2012 : perdre des places aussi bien payées ! C’est tout le mal que je leur souhaite.
Uniquement par leur faute – ils font pleuvoir un tel flot d’inepties à jets si continus – je manque de temps pour analyser par le menu toutes les réactions qu’ils firent entendre à l’occasion de cette convention, tâche à laquelle je n’ai pas pour autant renoncé… Il n’y a pas urgence au demeurant et j’aime prendre mon temps pour réfléchir et écrire d’autant que leurs stupidités d’hier ne prendront pas une seule ride, bien au contraire, en quelques jours.
La plupart des journalistes et observateurs le constatent : Sarkozy, l’Elysée et les ténors de l’UMP sont aux abois. Ils ne peuvent donc s’empêcher de mentir, travestir la réalité.
Encore une fois, c’est bien le chef qui donne le « la » et tant pis si sa zicmu ne vaut pas tripette. J’ai pour habitude de dire que le mensonge est consubstantiel au sarkozysme, lequel étant comme chacun sait une maladie intellectuellement transmissible – je viens de relire ce pamphlet datant du 24 avril 2007 ! Comment ais-je pu être aussi prémonitoire ? Je n‘avais pourtant pas fait usage des diverses substances que l‘on prête à la Pythie… – il est donc tout à fait logique qu’à l’Elysée autant qu’au sein de l’UMP l’on mentît à tour de bras sur tous les sujets – même les plus minimes – et en toutes circonstances. Au risque bien entendu de suivre Nicolas Sarkozy en enfer comme je le démontrai le 15 février 2008 par un petit syllogisme sans prétention de ma façon le mensonge est un péché mortel, or Sarko ment, donc il ira en enfer !… Et si l’enfer prenait forme au soir du 6 mai 2012 ?
Cette fameuse convention pipi de chat ne pouvait donc y déroger. Truffée de mensonges, contre-vérités et artifices : en additionnant toutes les mesures non seulement du programme mais aussi des divers candidats et notamment François Hollande, voire en comptabilisant des mesures ne figurant ni dans le programme socialiste ni dans aucun des projets avancés par les candidats ! il est bien évident que l’on a tôt fait de crever n’importe quel plafond – y compris le mur du çon – surtout si le chiffrage est de surcroît des plus fantaisiste, à la louche. Dire que Jean-François Copé avait promis une analyse «sans caricature» ! Vous n’êtes absolument pas forcés de me croire mais je ne sors pas cela de mon chapeau : je m’appuie sur deux articles que je vous recommande.
Le premier, de l’indispensable blog «Désintox» des journalistes de Libération Mythes et contre-vérités à la convention UMP sur le PS (19 oct. 2011), le second est une revue critique particulièrement détaillée de tous les arguments avancés parue dans Le Monde du 19 oct. 2011 et signée par Samuel Laurent, Alexandre Léchenet et Jonathan Parienté A la convention de l’UMP, petites erreurs et grosses exagérations sur le projet du PS.
Anne-Marie Montchamp a droit à une petite rubrique pour elle toute seule en tant «qu’elle enjolive le bilan sur le handicap à l’école»… Hou ! La menteuse.
Je m’étais déjà bien marrée lorsque j’avais lu qu’elle s’était levée comme une diablesse surgissant de sa boîte – et alors que ce n’était pas le moment de son temps de parole : 3 minutes chacun, allez ensuite critiquer la pauvreté du «débat» ! – pour se plaindre d’une phrase de François Hollande estimant – et c’est bien vrai – que «l’enfant handicapé était maltraité dans l’école de la République» elle l’accuse de démagogie et prétend en avoir «gros sur le cœur». Ah ! Bon, elle en a un ?
C’est pourtant un fait avéré que l’on a depuis plusieurs années fortement diminué le nombre des personnels qui, sous plusieurs dénominations administratives, s’occupaient des enfants handicapés à l’école. Ou réduit drastiquement leurs horaires. J’ai le parfait souvenir d’une d’entre elles qui devait renoncer à ce travail car on lui proposait un demi ou un tiers temps à la place d’un emploi rémunéré au Smic : comment aurait-elle survécu ?
Or, il est bien connu que l’intégration des enfants handicapés à l’école – que leur handicap fût mental ou physique – est un facteur essentiel de progression. La famille ne peut pas tout même en y mettant la meilleure volonté du monde et j’ai souventes fois constaté, notamment chez des trisomiques, que la vie dans un milieu normal était nettement favorable à leur développement intellectuel et affectif.
Ayant passé de surcroît 3 ans de ma vie sans pouvoir marcher, je suis bien évidemment plus sensible à la cause des handicapés que ne le sera jamais Anne-Marie Montchamp, d’autant que j’ai côtoyé à Bouffémont pendant les deux ans d’un stage de reconversion professionnelle des handicapés autrement atteints que moi, beaucoup para ou tétraplégiques, assignés à vie dans un fauteuil roulant. J’étais déjà sensible aux questions d’ergonomie quand je fus pendant 6 ans infirmière en usine, je ne le fus que davantage.
En outre, Anne-Marie Montchamp – qui semble ignorer un rapport du sénateur UMP Paul Blanc, datant de mai 2011 où il exposait que «l’école peine aujourd’hui à répondre de manière pertinente aux besoins des enfants handicapés» ! – oublie également que les «Maisons du handicap» – organisme départemental chargé de regrouper tous les dispositifs d’aide – sont en quasi faillite dans grand nombre de départements, l’Etat ne compensant pas – une fois de plus – les dépenses mises à la charge des Départements.
Examinons enfin les «3 fautes» qu’elle reproche aussi véhémentement que stupidement à François Hollande d’avoir commises : «La première est de prôner l’affaiblissement de l’exécutif (…) La deuxième, c’est de n’avoir pour seule modalité que l’augmentation de la fiscalité comme remède miracle. Sa troisième faute est d’avoir commis un dérapage irresponsable en attaquant la chancelière allemande Angela Merkel (…) se bat sur tous les fronts pour construire des solutions avec la chancelière allemande».
Commençons par ce dernier point. «Construire des solutions» ? Sans doute le dernier barbarisme à la mode UMP… Mais bon, passons. Nous ne savons que trop bien que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ne sont d’accord sur rien mais doivent néanmoins afficher une solidarité de pure façade pour trouver d’hypothétiques solutions - à très court terme – qui ne résoudront rien et avec lesquelles au demeurant, ni les 17 Etats de la Zone euro ni moins encore les 27 de l’UE, notamment ceux qui ont conservé leur monnaie nationale ne sont d‘accord. Je ne m’étendrais pas sur ce chapitre qui fera l’objet d’un prochain article…
François Hollande a reproché à Angela Merkel dans son discours d’investiture «la rigidité allemande» qui selon lui «ajoute encore à la difficulté de résoudre la crise de la dette» et notamment son refus de «faire éponger les dettes des Etats par le fond de stabilité financière».
Les mêmes avaient hurlé à l’hérésie quand Dominique Strauss-Kahn proposa l’apurement pur et simple de la dette grecque. Il faudrait beaucoup plus de place et de temps, en rappelant que depuis la plus haute Antiquité, il fut procédé dans toutes les civilisations à l’effacement périodique des dettes des particuliers (dont certains étaient réduits à l’esclavage comme débiteurs).
Il me semble que bien plutôt que de prêter indéfiniment des subsides fort importants aux Etats qui ploient sous la dette – en grande partie due à la spéculation des banques et autres organismes financiers – il serait nettement plus sage d’éponger définitivement leur dette, avec cet avantage supplémentaire de tarir définitivement la spéculation contre leur dette souveraine et l’euro alors que prêter toujours plus – «tonneau des Danaïdes» – ne fait qu’alimenter encore et encore la spéculation en donnant toujours plus d’aliments aux ogres.
Ce qui permettrait également d’en finir avec tous ses plans d’austérités plus drastiques les uns que les autres, qui non seulement assomment littéralement les populations mais d’un point de vue économique ruinent les économies nationales en asséchant le pouvoir d’achat et donc la consommation, précipitant la faillite des entreprises, d’où l’explosion du nombre de chômeurs ou de personnes sans ressources. Spirale infernale.
Anne Marie-Montchamp est particulièrement de mauvaise foi quand elle prétend que François Hollande ne proposerait d’autre solution que l’augmentation de la fiscalité. Certes, depuis plus de 4 ans, Nicolas Sarkozy s’arqueboutait comme un malade à son antienne «pas d’impôts nouveaux» visant bien entendu essentiellement le «bouclier fiscal» qui permettait de surcroît aux plus riches – qui se virent remettre des sommes pharamineuses de plusieurs centaines de millions d’euros – de ne pas cotiser comme le vulgum pecus à la CSG et au RDS et même d’échapper à quelques taxes de solidarité (pour le financement du RSA par ex.).
Sans même parler de la pléthore de «niches fiscales» – souvent fort substantielles – auxquelles il fut très urgent de ne pas toucher. Surtout en période de crise : «Les pauvres doivent payer» !
Je ne saurais donc que lui conseiller l’instructive lecture d’une série d’articles que Le Monde vient précisément de consacrer à la véritable inflation de taxes nouvelles qui s’est abattue sur nous depuis 2007. Un inventaire à la Prévert – certaines taxes laissent pantois ! – qui témoigne à l’envi de la débordante «imagination» perverse des parlementaires contraint de «Plumer la volaille sans qu’elle criaille» selon Colbert cité par un internaute. Le malheur étant comme toujours que nous avons beau crier, ils ne nous entendent ni moins encore ne nous écoutent.
- Au moins 24 nouvelles taxes ont été créées en cinq ans (21 oct. 2011)
- Depuis 2007, près de 40 nouvelles taxes et suppressions de niches fiscales (25 oct. 2011)
- Huit taxes créées, sept niches supprimées en cinq ans pour financer la Sécu
Certaines mesures étant d’autant plus rageantes qu’elles visaient à mettre à contribution les mutuelles pour les surcoûts engendrés par la grippe H1N1 lorsque l’on sait que Roselyne Bachelot avait été enfumée par les labos fabriquant le vaccin – fort onéreux – dont presque personne n’a voulu et qui sont partis pour l’essentiel à la poubelle. Des centres de vaccination très peu fréquentés (mais il fallut payer le personnel) alors que les généralistes sont habitués à vacciner contre la grippe saisonnière.
Ceux-ci ont été particulièrement choyés par Nicolas Sarkozy – clientèle électorale oblige. Autant, il m’avait paru tout à fait normal de les augmenter la première fois, consultant tous les mois je voyais depuis des lustres le tarif de la consultation scotché à 115 francs (18 €) . Mais depuis, les tarifs n’ont cessé d’augmenter bien plus régulièrement qu’au rythme des salaires – dont 1 € à notre charge ! – et de l’inflation. La générosité sarkoïdale est toujours à géométrie très variable et selon son intérêt uniquement électoraliste.
En outre, Anne-Marie Montchamp oublie volontairement de parler de toutes les nouvelles taxes qui vont nous tomber sur le coin de la gueule dès janvier 2012 et nous laisseront K.O. debout et le pouvoir d’achat dans les chaussettes.
Pour les amis du Modem qui fréquentent mon blog, et bien qu’étant socialiste, je signale qu’en son temps François Bayrou avait déjà critiqué cette inflation de taxes sans précédent. Je suis navrée qu’il tire à boulets rouges sur les propositions de François Hollande. Elles sont certainement nettement moins dangereuses pour le budget de l’Etat et la dette souveraine de la France que tout ce qu’a fait jusqu’à présent Nicolas Sarkozy pour creuser les déficits. C’est bien le seul domaine dans lequel il ait aussi bien réussi !
J’en arrive maintenant au premier de des reproches d’Anne-Marie Montchamp : «prôner l’affaiblissement de l’exécutif» Comme elle n’est manifestement pas juriste, je vais me permettre de lui donner une petite leçon de droit constitutionnel et de sciences politiques.
Sans doute ne sait-elle pas que depuis Montesquieu les démocraties parlementaires sont censées obéir au principe de la «séparation des pouvoirs» – exécutif, législatif et judiciaire. Or, depuis 2007 Nicolas Sarkozy n’a eu de cesse de bousculer l’équilibre existant en sa faveur. Je ne parle même pas du 1er ministre qu’il tient pour quantité négligeable alors que sous l’empire de la Constitution, l’exécutif est dit «bicéphale» : au premier ministre les affaires courantes du gouvernement, au président de la République un rôle d’arbitre en dernier ressort.
Quant aux ministres, il ne leur laisse guère plus de pouvoir autonome – théoriquement, ils devraient dépendre du 1er ministre pour les arbitrages – qu’à un directeur d’administration centrale. Pour quoi donc faire double emploi (et double salaire) ? Supprimons les ministres…
Nicolas Sarkozy entend se mêler de tout. Dans les moindres détails. Il ne laisse aucune marge de manœuvre ni à ses ministres, ni aux parlementaires. Il se conduit exactement comme un général qui ne ferait pas confiance aux maréchals des logis et viendrait inspecter lui-même les boutons de guêtres et les chambrées de la troupe. Il se croit au moins généralissime mais agit en « juteux »… S’il s’agissait d’un dirigeant entreprise nous pourrions dire à son sujet qu’il a atteint le fameux «seuil d’incompétence» du «Principe de Peter» !
Ne parlons pas des contre-pouvoirs qu’ils fussent institutionnels – Conseil constitutionnel, Conseil d’Etat ou Cour de cassation, Conseil supérieur de la Magistrature, Conseil supérieur de l’audiovisuel – dont il n’a eu de cesse depuis plus de 4 ans de contourner les décisions ou réorganiser leur composition ou leurs attributions pour qu’ils fussent à sa botte ou traditionnellement respectés comme les syndicats notamment dans le cadre de ce que l’on appela dans les années 1970 «la politique contractuelle» : discussions entre les partenaires sociaux permettant par des compromis acceptables autant pour les syndicats représentant le personnel que ceux du patronat. Parfois réunis sous l’égide du gouvernement pour faciliter les négociations, celui-ci pouvant ensuite faire voter une loi afin que les accords soient éventuellement étendus à l’ensemble des salariés.
De mon avis, de nombreuses avancées non négligeables sont dues à cette procédure. Las ! Nicolas Sarkozy a réussi à faire capoter plusieurs fois des accords difficilement trouvés entre les partenaires sociaux – même au grand dam de Laurence Parisot, fort en colère ! – pour faire voter des dispositions législatives absolument contraire. On pourrait appeler cela « faire un enfant dans le dos des syndicats » ! Belle leçon de démocratie… Mais comment s’en étonner ? Pour Nicolas Sarkozy qui n’a les yeux de chimène que pour ses amis multimilliardaires – les véritables assistés ! – tout ce qui ressemble à des acquis sociaux et l’Etat-providence est une insulte : contre l’assistanat – sa bête noire – il ne nous propose que l’Etat-pénitence.
Nicolas Sarkozy nous bourra le mou avec sa réforme constitutionnelle, adoptée le 23 juillet 2008 par le Parlement réuni en Congrès à Versailles. Chef d’œuvre d’hypocrisie destiné à rallier les suffrages des centristes, il promit rien moins que la «revalorisation de la fonction parlementaire» – qui constitue en soi bien évidemment «un affaiblissement de l’exécutif» dont je n’ai pas le souvenir d’avoir entendu Anne-Marie Montchamp se plaindre… Mais à l’époque elle était villepiniste et non sarkozyste à tout crin.
Il en alla tout autrement dans la pratique. Il n’y eut pas une semaine, que dis-je ! Parfois un jour où nous n’entendîmes pas que Nicolas Sarkozy faisait «recadrer» les parlementaires UMP récalcitrants – menaces à peine voilées à l’appui – par Claude Guéant quand il officiait au secrétariat général de l’Elysée et que les journalistes le considéraient comme le 1er ministre «bis» et utilisait sa méthode favorite – digne d’un Pol Pot : leur «tordre les bras» selon l’expression journalistique consacrée. Plusieurs fois, les députés et sénateurs furent contraints de remettre au vote le lendemain des mesures qu’ils avaient adoptées la veille parce qu’elles déplaisaient au Prince.
Quant aux droits de l’opposition parlementaire, il fit adopter des mesures qui les restreignent formidablement, notamment pour couper court à toutes les tentatives d’obstruction parlementaire dont j’ai parfaite souvenance que naguère les parlementaires du RPR firent grand usage quand les socialistes étaient au pouvoir. Je pense que François Hollande et les socialistes s’il gagnent en 2012 rétabliront les droits de l’opposition d’une façon plus équilibrée. Imaginez les parlementaires – rescapés – de l’UMP obligés de leur dire merci ! Encore «5 lettres» qui auraient du mal à passer la barrière des lèvres gercées.
Quand François Hollande affirme vouloir être unprésident «normal» c’est bien évidemment en premier lieu pour rétablir un équilibre et un fonctionnement normal des institutions de la Vème République, plus conforme à nos traditions. C’est sans nul doute également pour mener un train de vie moins dispendieux, respectueux de l’équilibre budgétaire au moment où nous devons faire des sacrifices.
Je ne saurais dire s’il pense à la «normalité» sur le plan psychologique voire de la santé mentale. Moi, si… Après un tel agité du bocal, nous avons plus que grand besoin d’un président «équilibré».
Par Mémé Kamizole pour son blog « Lait d’Beu »
Compte tenu de la multiplication des politiques
confuses et improvisées sur le front de l’emploi ces dernières années, c’est sans grande surprise que le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi continue d’augmenter. Pour le
seul mois de septembre, on dénombre une augmentation de + 27.600 demandeurs d‘emploi (+26 000 pour la seule catégorie A !). En un an, cette augmentation est portée à 181.100
demandeurs d’emploi ! La gravité et la persistance des mauvais chiffres ne permettent plus sérieusement à la droite de se réfugier derrière la crise pour justifier ce qui s’apparente à l’un
des bilans les plus calamiteux de notre histoire.
Une citation de Léon BLUM :
On est socialiste à partir du moment où lon a cessé de dire bah, cest lordre des choses, il en a toujours été ainsi et nous ny changerons rien, à partir du moment où lon a senti que ce soi-disant ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, dégalité et de solidarité qui vit en nous.
Nous constatons qu'à chaque élection depuis les années 90, les classes populaires abandonnent, se désintéressent du Parti Socialiste. Ces citoyens désespérés, se sentant trahis de promesses sur l'emploi non tenues quand nous avons gouverné, déçues de ne pas voir leur vie changer concrètement avec la gauche se réfugient dans l'abstention ou votent pour les extrêmes dont celui , hélas, du Front National (un exemple : le résultat du FN dans le Nord-Pas-de-Calais ces dernières élections). Nous ne devons pas ignorer qu'une bonne partie de l'électorat du FN est originaire des classes populaires.
Ce sont les classes populaires qui souffrent le plus si on compare aux autres catégories sociales de cette crise économique qui date des années 70-90. Pour mémoire, souvenons-nous déjà à cette époque des fermetures dusines, les crises de la sidérurgie, du textile, la mine, lagriculture, la pêche, les chantiers navals, la métallurgie et autres secteurs ainsi que le début de la robotisation et linformatisation des emplois dexécutant que pouvaient exercer les salariés de faible niveau scolaire ou peu qualifiés. Ce sont toujours les premières victimes du libéralisme et du capitalisme financier. Nos réponses ont souvent été des réponses qui ne donnaient pas un grand espoir en lavenir pour ces citoyens: contrats aidés, emplois précaires, le RMI,Cest sur lemploi que les classes populaires nous attendent concrètement. Le mot autodidacte a disparu du monde professionnel car aujourdhui en entreprise si on nest pas diplômé, lavenir est bouché. La promotion sociale des salariés peu qualifiés, peu diplômés doit devenir une réalité et non des intentions, des promesses du gouvernement et du MEDEF.
Notre Parti a obligation, le devoir d émettre des propositions réalistes et concrètes au mal de vivre des classes populaires et des citoyens de condition modeste : les habitants des cités HLM, des villages ou des quartiers populaires. Ces ouvriers, employés, salariés précaires, érémistes, jeunes en difficulté, agents de maîtrise inquiets, personnes en invalidité, handicapés, chômeurs, SDF, les citoyens en difficulté.
Cette population confrontée sans cesse au mur de largent, usée par les soucis financiers et nayantdévolution sociale que par lemploi, le travail car ne possédant pas un patrimoine financier, foncier, immobilier ou un réseau de relations ou un niveau détudes universitaires ou de grandes écoles pour compter changer leur vie à eux et leurs enfants. aucune perspective
Pour rappel, les ouvriers et les employés représentent 60% du nombre de salariés de notre pays.
Une question se pose avant la présidentielle 2012 : pourquoi les classes populaires ne nous font-elles pas confiance lors du vote à lélection présidentielle?
En effet, lors des 2 dernières élections présidentielles, les citoyens des classes populaires en bonne partie se sont abstenus ou ont voté aux extrêmes (2002) ou SARKOZY (2007).
- La Présidentielle 2002 :
En mai 1981, François Mitterrand rassemblait 74% du vote ouvrier , en avril 2002, notre candidat à cette présidentielle Lionel JOSPIN nen captait que 13% (Source Eric MAURIN, article du Monde daté du 21/11/2005).
Pour rappel : il a fallu lintervention de Pierre MAUROY au début du mois davril 2002 , à trois semaines du premier tour, pour prévenir Lionel JOSPIN que la classe ouvrière existe toujours. CestMAUROY rappelle à notre candidat LionelJOSPIN que les termes ouvriers et travailleurs ne sont pas des gros mots. dans une interview du 5 avril 2002 au Parisien que Pierre
- La Présidentielle 2007 :
Le vote des citoyens des classes populaires pour notre candidate Ségolène ROYAL a été plus une volonté de rejet, de contrer Nicolas SARKOZY. Sinon comment expliquer ensuite le fort taux dabstention de ces habitants aux élections législatives 2007.
Pour rappel, les ouvriers nont voté quà 49% pour Ségolène ROYAL. De la même façon, elle ne recueille que 49% parmi les employés. (Source Jérôme JAFFRE, directeur du CECOP, chercheur associé au CEVIPOF)
Notre Parti na pas le droit de laisser les autres partis être les seuls par démagogie, populisme ou parfois sincérité (le PCF) s approprier le droit de représenter par leurs propositions les classes populaires et les citoyens de condition modeste. Nous devons être offensifs sur ce sujet, une obligation au vu de notre histoire.
Le Parti Socialiste doit être partie prenante dans les mouvements sociaux : étudiants, lycéens, sidérurgie, automobile, métallurgie certes mais il doit être présent dans les cités HLM et aussi auprès des caissières, employés de commerce, employés de services qui eux nont pas de moyens pour se défendre.
Le Parti Socialiste doit certes avoir une vision intellectuelle de la société avec la participation de philosophes, historiens, sociologues, chercheurs, urbanistes, universitaires, journalistes, intellectuels aidés de spécialistes dinstituts de sondages mais se doit aussi avoir une vision de proximité de la société avec ses élus locaux, la consultation des militants de base sur des thèmes importants, la coopération du secteur associatif, du mouvement déducation populaire, des syndicats de salariés et paysans, de léconomie socialeet des patrons de progrès.
5 sujets sur lesquels notre Parti devrait travailler sur ce thème :
1 - La jeunesse de milieu populaire ou de condition modeste des quartiers populaires, des cités HLM et des villages.
Lavenir de cette jeunesse ne peut pas être , ne doit pas être léchec scolaire , le chômage, lennui, la solitude, ,la drogue, lalcoolisme, les difficultés de se soigner et avoir un logement, devenir pour certains délinquants.
Notre Parti doit pouvoir proposer à cette jeunesse de parents ouvriers, employés, salariés précaires, chômeurs ou en invalidité un véritable espoir dans lavenir et de faire confiance au socialisme démocratique pour changer leur vie.
Nous devons construire un projet ambitieux digne de Léo Lagrange ce grand Homme du Front Populaire, avec les associations de mouvement déducation populaire, des fédérations sportives, les associations dinsertion des jeunes, les associations de prévention contre la toxicomanie, etc
2 La pauvreté
La pauvreté est intolérable pour nous socialistes.
Nous devons organiser une conférence nationale avec les associations caritatives et de chômeurs (Secours populaire, secours catholique, ATD Quart-monde , Emmaüs, APEIS, MNCP, ) afin de les écouter et faire des propositions ensuite.
Montrer au pays que la lutte contre le chômage, la pauvreté, lexclusion, la précarité et la misère sera une de nos priorités dans notre projet et que nos réponses ne seront pas la charité et le mépris (le bouclier fiscal, le comportement du gouvernement, un président bling-bling, réduction du budget logement, .) qui sont celles de la droite.
Nommer un secrétaire national au PS à la pauvreté, à lexclusion et à la précarité doit être une nécessité .
3 Les habitants des cités HLM
Organiser une conférence nationale avec les associations de locataires. Notre Parti doit écouter les habitants des « HLM » , et trouver les réponses réalistes et concrètes à leur mal de vivre : les habitants souffrant de diverses discriminations, des immeubles mal entretenus, les problèmes dascenseurs et de nettoyage, le bruit, lennui des jeunes, la pauvreté, les difficultés pour leurs enfants davoir un appartement, les soucis avec les locataires souffrant de troubles du comportement que lEtat abandonne, problème identitaire pour un certain nombre de citoyens, la délinquance, la drogue ce fléau qui cause tant de soucis aux habitants et à leurs enfants, les services publics se réduisant, linsécurité, une protection sociale de plus en plus menacée, les difficultés de transport,le droit à la culture/aux loisirs et au sport, ne pas pouvoir se soigner correctement, lemploi qui diminue pour ceux qui nont pas ou peu de qualification ou sont en situation déchec scolaire .
Un audit de chaque quartier sera réalisé avec les associations et diverses institutions sans ignorer la participation des habitants qui y vivent. Un plan adapté à chaque quartier sous lautorité dun sous-préfet sera mis ensuite en place avec les moyens financiers, humains et matériels avec un comité de suivi dont les habitants composeront le tiers de celui-ci.
4 - Lemploi -
Tous les citoyens surtout de milieu populaire nont pas la chance pour diverses raisons souvent financières de pouvoir suivre des études. Tout le monde ne naît pas avec un cerveau “Bac+5″ ou a la chance de pouvoir suivre des étudesLes classes populaires pour diverses raisonss'arrêtent en général au collège ou au lycée. Nous devons réfléchir globalement au problème de l'emploi mais aussi à l'échec scolaire (150 000 jeunes en échec scolaire chaque année) qui engendrera pour certains jeunes la pauvreté,la délinquance, le chômage et les petits boulots, le travail au noiret donc sans protection sociale,le trafic de drogue, la toxicomanie.
Le parti Socialiste doit répondre à ces 4 questions primordiales :
1 - Quel avenir professionnel durable pour ces citoyens de toutes origines jeunes ou adultes, femmes ou hommes, de faible niveau scolaire avec sans ou peu de
qualification suite aux fermetures dentreprises, aux délocalisations, à la concurrence déloyale des pays émergents, au toujours plus des gros actionnaires, les paradis sociaux, à
linformatisation/robotisation/automatisation des emplois quilsRSA, employés précaires ou à temps partiel, employés CESU, salariés pauvres, chômeurs ou finir leur vie comme SDF ?
2 - Comment mettre en adéquation en France lintérêt du consommateur de payer le moins cher ses produits et la sauvegarde de lemploi du salarié? auraient pu occuper ? Sont-ils condamnés à être
toute leur vie des
3 Quelles mesures concrètes et visibles par les salariés ouvriers, employés, agents de maîtrise, cadres moyens face aux licenciements boursiers? Peut-on accepter en tant que socialistes ce scandale de profits records avec des suppressions demplois?
4 Comment défendre et développer notre appareil industriel qui se réduit de plus en plus dans le contexte économique mondial? Notre pays nest pas condamné à ne vivre que du tourisme, des produits de luxe et des emplois de service.
Nous devons aussi réfléchir aux conditions de travail des salariés qui exercent un emploi dexécutant.Les conditions de travail (le respect du code du travail, la pénibilité, la souffrance au travail, le mépris, lexploitation, le stress, la promotion sociale des salariés exécutants, la sécurité, linorganisation des entreprises, les accidents du travail) qui concernent aussi tous les salariés ne doivent pas être ignorées . Une attention particulière, à mon avis, devra être portée vis-à-vis de la situation professionnelle des employées de maison, des gardes d'enfants,des agents de sécurité, des déménageurs,du personnel de nettoyage, des livreurs de restauration rapide, employés de restauration, des coursiers…
Une réflexion simpose aussi sur les marchés publics. Les élus ou des responsables des services publics (SNCF, Offices publics de lHabitat,.) , voulant donner une image de gestionnaire rigoureux, ont trop souvent tendance à choisir leurs prestataires sur des critères uniquement financiers et sans aucune considération des aspects sociaux et des conditions de travail. Ils sont complices dun nouvel esclavagisme et de lexploitation des salariés dans les secteurs comme le nettoyage, les agents de sécurité,le bâtiment, etc . Peut-on avoir ce comportement au 21ème siècle surtout si on est de gauche?
5 La politique et les classes populaires, les citoyens de condition modeste
Notre Parti doit privilégier sa prochaine campagne dadhésion en direction des cités HLM, des quartiers populaires et des villages. La dernière campagne a vu affluer en majorité des citoyens diplômés , de milieu favorisé par leur emploi et origine sociale. Un certain équilibrage sociologique simpose.
Notre Parti doit faire un effort pour souvrir aux citoyens des classes populaires en améliorant les conditions daccueil des adhérents. Une large campagne dadhésion doit être menée non seulement par Internet, mais dautres moyens doivent être trouvés. Tous les citoyens nont pas un ordinateur ou sils en possèdent un ne vont pas systématiquement vers les sites politiques. Selon le CREDOC, 24% des ouvriers et 13% des non diplômés sont connectés à Internet.
Un effort sur la communication doit être fait. Là aussi, Internet ne doit pas, ne peut pas vis-à-vis de cette population être le seul outil.
Notre Parti a nécessité de créer, nous qui prônons la formation tout au long de la vie, un institut de formation dans chaque département. Cela permettra à tous les militants surtout ceux qui nont
pas eu la chance pour diverses raisons de suivre des études dacquérir les connaissances utiles pour exercer un mandat électoral ou un poste à responsabilité au PS. Le Parti Communiste a permis à
une époque à des ouvriers, des employés, des agents de maîtrise ou des cadres moyens , après formation, dexercer un mandat électoral : maire, conseiller général ou député.
La MJS doit aussi souvrir vers lautre jeunesse, celle qui ne vient pas des universités ou des grandes écoles, mais celle qui vient des quartiers populaires, les jeunes salariés (agents de
sécurité, caissières, manutentionnaires, employés libre service,) , les jeunes des lycées professionnels, les jeunes suivis par les missions locales, les apprentis ou ceux en contrats de
professionnalisation. Cette autre jeunesse souvent oubliée dans nos discours.
Le PS doit élaborer un projet socialiste qui simpose face au libéralisme, à la grande bourgeoisie exigeant toujours plus de profits pour son propre intérêt sur le dos des travailleurs et au capitalisme financier . Celui-ci respectera les valeurs du socialisme démocratique ( changer la vie des personnes défavorisées ou modestes, la justice sociale, légalité des chances, la protection sociale assurée à tous, la transparence, la démocratie, la dignité des employés et des ouvriers, pouvoir se loger pour tous, la régulation, la liberté, le syndicalisme avec plus de pouvoirs, le devoir dinformer, léconomie humaniste, le partage équitable des richesses, la valeur du travail et donc un emploi avec un salaire décent pour tous adapté à ses compétences avec la possibilité dévoluer professionnellement, la réussite scolaire garantie aux jeunes, le droit de pouvoir se soigner et laccès aux congés (partir en vacances)-loisirs - culture et sport pour tous les citoyens, le civisme, le respect, la tolérance, la laïcité, la paix, la lutte contre le racisme, le refus de lhumiliation, loppression, laliénation et le mépris subis par les individus en tant que citoyens, salariés, usagers ou consommateurs, ainsi que lhonnêteté politique).
Ce projet sera connecté à la réalité vécue par nos citoyens, répondra aux aspirations populaires , protégera les services publics, sadressera au monde du travail, aux populations des quartiers populaires, aux jeunes mais aussi aux adultes, retraités et personnes âgées, à ceux et celles qui souffrent et qui donnera aussi envie aux jeunes des cités HLM et des villages de militer au Parti Socialiste.
Ce projet devra tenir compte de notre appartenance à lUnion Européenne et là le PSE a un challenge très ambitieux de préparer dès maintenant les prochaines élections européennes pour les gagner afin de voir une Europe sociale, humaniste, écologique, une économie enfin au service des hommes et des femmes et répondant au défi de lemploi.
Il ne faudra pas y oublier la mondialisation et on devra être exigeant vis-à-vis de lInternationale Socialiste pour peser par ses dirigeants sur les décisions de lONU, le FMI, lOMC et autres institutions internationales ainsi que sur le pouvoir financier et ses paradis fiscaux, le pouvoir des multinationales. Une Internationale Socialiste exigera en intervenant dans les diverses institutions internationales pour quenfin le développement économique et la démocratie sur lensemble du continent africain deviennent la réalité.
Les classes populaires attendent du Parti Socialiste un projet qui saura leur donner espoir en la vie et à lavenir, que ce parti sache les accueillir et non des discussions sur les primaires comme le souhaitent certains dirigeants et journalistes ou le jeu des alliances quils ne comprennent pas. Ces classes populaires veulent voir les talents du Parti Socialiste sadditionner dans lintérêt général du PS et de la gauche et ne pas assister à la soustraction, aux divisions qui ne peuvent que renforcer la droite.
Ce sont les électeurs qui décident du résultat dune élection selon un projet, une personnalité et des divers évènements provoqués, manipulés ou pas survenant lors de la période électorale et non le jeu des alliances entre partis. Que de surprises pouvons-nous constater lors de la lecture de lhistoire politique de notre pays.
Nous devons gagner aussi la bataille de la communication face à la machine infernale élyséenne de destruction lente du Parti Socialiste dici 2012 dirigée de main de maître par Nicolas SARKOZY. Nous devons y réfléchir dès maintenant sinon il sera trop tard. Un effort particulier sera à faire vis-à-vis des classes populaires peu informées sur nos propositions concernant leurs attentes (le chômage, le logement, léchec scolaire de leurs enfants, linsécurité, le pouvoir dachat et une politique de la jeunesse adaptée aux jeunes des petites et grandes cités HLM se situant dans les villes ou les villages), manipulées par les médias et le pouvoir, perturbées par notre fonctionnement (divisions, critiques de certains socialistes du PS, trahison de quelques socialistes par louverture «sarkozienne»).
Le refus de certains responsables du PS , une fois le congrès terminé, d'oeuvrer collectivement et de faire preuve de solidarité dans l'intérêt général du Parti Socialiste est un véritable méprisvis-à-vis des classes populaires qui attendent tant de ce Parti pour voir leur vie changer. Ne créons pas un second désespoir à cette population après celui de la gestion du pays par un président plus préoccupé par privilégier le pouvoir économique, le pouvoir financier et les catégories favorisées et aisées.
Le Parti Socialiste doit être vu, entendu tout au long de lannée sur tout le territoire du pays et non que pendant les périodes électorales.
Cest en répondant à ces questions parmi dautres, bien entendu, que nous retrouverons à la prochaine élection présidentielle cet électorat populaire qui nous a manqué en 2002 et 2007.
Une phrase de Léo Lagrangequi sent si bon le socialisme démocratique:
«Lune des fonctions du socialisme cest non seulement satisfaire les besoins matériels, mais de retrouver le sens du bonheur».
Claude BOUCHAFA
Section François Mitterrand à Paris 15ème
Après une allocution face caméra sur son site Désirs d'avenir, Ségolène Royal était au 20h de
TF1 pour dire ce qu'elle compte faire après la parution du livre "Hold-uPS, arnaques et trahisons" (Editions du Moment).
Ce livre affirme que l'élection de
Martine Aubry -qui a devancé Ségolène Royal de 102 voix- n'a pu être possible que grâce à un système de fraudes organisées.
Sur Désirs d'avenir comme sur TF1, Ségolène Royal a tenu des discours similaires: elle se dit "prête à rejoindre un recours fait par Martine Aubry sur les auteurs du livre si les faits sont faux".
"Si les faits sont vrais, et ils sont d'une extrême gravité. Dans ce cas, la direction actuelle doit sanctionner en interne" a déclaré la présidente de la région
Poitou-Charentes.
Et si les faits sont faux ? "C'est encore plus grave, car ça veut dire que quelqu'un a voulu jeter un discrédit sur les socialistes. La vérité est absolument nécessaire".
Pour démêler le vrai du faux, cinq membres du Parti socialiste demandent une
confrontation avec les auteurs du livre. Une initiative qui ne satisfait pas Ségolène Royal: "C'est un échappatoire". Avant d'ajouter: "Je ne le fais pas avec un esprit de revanche"
Ségolène Royal qui se dit "meurtrie de voir ce qui se passe", a souligné qu'elle avait à l'époque demandé à ce que soient revotées les élections pour le premier secrétaire du PS. Tout en
indiquant sur son site Désirs d'avenir, qu'elle ne réclamerait pas un "nouveau vote" au parti" car "cette page est
tournée".
Et s'il y avait une nouvelle élection? "Je ne me présenterai pas", a répondu Ségolène Royal, disant préférer laisser sa place aux jeunes.
J'enrage. Pasionaria est mise à toutes les sauces. La "pasionara du gouvernement", la "pasionaria des stades", "la pasionaria... Voici l'histoire de
Dolores Ibarruri, la véritable, la seule Pasionaria.
Huitième d’une famille de onze enfants, fille et petite- fille de mineurs, née cinq années avant le début du siècle dernier à Gallarta, ville de la province basque de Biscaye, Dolores Ibarruri, dès son plus jeune âge, rêve de devenir institutrice. Dans la petite école située au-dessus de la prison, elle dévore les livres que lui prête son institutrice, Antonia Izar.
« Comment penses-tu pouvoir devenir institutrice alors que tes frères sont ouvriers ? » lui répète sa mère. Misère et ignorance. Dolores ne dépasse pas le cours préparatoire à l’école normale. Elle abandonne les cahiers pour les ateliers de couture puis pour les cuisines des maisons bourgeoises. « La seule issue, l’unique aspiration pour une femme dans mon village, c’était le mariage », disait-elle, avant d’ajouter : « Une vie grise, une vie d’esclave. »
Pour obtenir la main de la jeune et belle Dolores, les prétendants ne manquent pas. C’est Julian Ruiz Gabina qu’elle choisit. Un militant socialiste qui « ne savait pas danser », mais lui offrait ses premiers livres. Elle se marie à l’église de Gallarta et quitte pour la première fois son village pour Santander : un bref voyage de noces dans la famille de son époux avant de s’installer, non loin de là, à Somorrostro. Elle va vite vérifier la dure vérité du proverbe espagnol : « Mère ? Qu’est-ce que se marier ? Fille, c’est coudre, faire des enfants et pleurer. »
Pleurer ? Dolores Ibarruri en aura trop souvent l’occasion : la mort de deux de ses enfants en Espagne, la disparition de son fils Ruben à Stalingrad pendant la Seconde guerre mondiale, l’incompréhension de sa famille, son mari en prison pour idées subversives. « Je suis devenue socialiste à force de côtoyer l’injustice, la misère, et je n’avais pas besoin de me regarder dans un miroir pour voir combien souffraient les autres femmes », soulignait-elle.
Dolores partage les idées de son mari. 1917 va être pour elle une date décisive. Lorsqu’elle apprend la victoire de la révolution russe, Julian se trouve – encore – en prison. « Je ne me sentais pas seule. Cette révolution lointaine, inaccessible était réalité dans une partie du monde. »
Les responsables syndicalistes à la recherche de rédacteurs lui proposent d’écrire des articles dans leur journal « Le Mineur de Biscaye ». Dolores accepte et publie son premier « papier » pendant la semaine sainte, dite semaine de la Passion. Elle ne peut signer de son vrai nom et choisit un pseudonyme, celui qui va devenir célèbre : Pasionaria.
Dolores Ibarruri devient une collaboratrice régulière des publications ouvrières. Elle s’engage pleinement dans le combat politique en 1920, lors de la création du Parti communiste d’Espagne (PCE). Elue membre du comité provincial de Biscaye, elle participe au premier congrès du PCE.
A Somorrostro, les dames de la bonne société sont consternées. On rappelle que, quelques années auparavant, Mme Ibarruri mère entraînait sa fille à l’église San Felicismo pour l’exorciser et demandait au curé de prier en ce sens. Déjà, la jeune Dolores contestait les règles archaïques… La voilà devenue communiste. Les dames de Somorrostro veulent sauver Dolores de l’enfer. La préposée au sauvetage, épouse d’un propriétaire de mines, Mme Sebastiana Ugarte, anime la très pieuse organisation de charité « Les femmes de Saint Paul ». Or, Dolores persiste dans son engagement. Mme Ugarte connaît les ficelles : elle propose à Dolores une maison « confortable avec jardin », et aussi « un bon emploi » pour Julian. Peine perdue.
La vie est dure pour les Ruiz-Ibarruri. Comme pour tous les militants ouvriers persécutés par la dictature du général Primo de Rivera dont le fils, José Antonio, va fonder la Phalange, avant d’avoir son avenue dans toutes les villes d’Espagne comme « martyr » sans cesse célébré du franquisme. Julian subit la prison presque en permanence. S’il en sort, c’est pour enterrer dans un carton deux de ses trois filles. Heureusement, la solidarité entoure la famille.
En 1930, Dolores devient membre du Comité central du PCE. L’année suivante, au cours de la campagne électorale qui précède la proclamation de la République, elle prononce son premier discours à Bilbao. Lorsqu’elle monte à la tribune, Dolores tremble de peur. Tout au long de sa vie, avant chaque allocution, le trac ne l’abandonnera jamais. Déjà, dans la rue, on reconnaît Dolores Ibarruri, cette femme qui lie l’action d’avant-garde au respect méticuleux des traditions. Elle s’habille toujours de la même manière combinant le noir et le blanc et n’utilise les vêtements de couleur que pour confondre les polices à ses trousses. En 1931, à la demande de la direction du PCE, elle quitte Somorrostro pour Madrid. Le couple Ruiz-Ibarruri se sépare. Une rupture qui n’empêchera pas Dolores et Julian de rester pour toujours d’excellents amis.
Les articles de Pasionaria dans « Le Mineur de Biscaye » ne passent pas inaperçus. Dolores Ibarruri rejoint la rédaction de « Mundo Obrero », organe central du PCE. Un soir, en sortant du journal, elle est arrêtée et conduite à la prison pour femmes de Quinones. Premier emprisonnement. Premier choc avec la réalité pénitentiaire. Dans sa cellule, les droits communs font la loi. Elle conquiert l’amitié de la plupart de « ces victimes de la misère » et leur fait chanter « l’Internationale », le 1er mai 1932. Bientôt libre, Dolores n’en vit pas moins un drame : celui de la séparation. Ses enfants restés à Somorrostro lui manquent douloureusement. « La vie m’a montré, indiquait-elle, combien il est difficile pour une femme, pour une mère, de mener la lutte révolutionnaire. La vie, la liberté, rien ne m’importait. Mais les enfants ! Avais-je le droit de les sacrifier ? Cet aspect a été le plus dur. Mes enfants ont souffert avec moi des conséquences des activités de leur mère mais, sans eux, la vie m’aurait été impossible. »
Ruben et Amaya ne seront jamais seuls. Leur mère se déplace beaucoup. Elle prend toujours le soin de trouver un bon toit pour ses enfants. Les retours de voyage se transforment en fête, notamment en 1933 lorsque Dolores revient de Moscou après avoir participé, pour la première fois, à une réunion de l’Internationale communiste. Avec quelques amies, elle organise le Comité national des femmes contre la guerre et le fascisme. Au lendemain de la féroce répression contre l’insurrection asturienne, en octobre 1934, le comité se reconverti en une commission pour l’enfance ouvrière.
Quatre mille Asturiens fauchés par les balles laissent des milliers d’orphelins. Dolores part pour Oviedo et met au point un plan d’évacuation des enfants vers Madrid où les accueillent des familles. Une action qui a d’importantes répercussions en Europe. Et la presse publie la photo de la « Dame en noir ».
Dolores continue sa dangereuse vie de militante en franchissant clandestinement et à pied la frontière des Pyrénées. Chaque passage exige une préparation minutieuse, des guides, des relais. En 1935, elle participe en France à un congrès de solidarité avec les Asturies. Un de ses camarades, Manuel Collinos, l’accompagne lors d’une marche de nuit. « En franchissant des torrents, ironisait-elle, il n’avait qu’une seule préoccupation : maintenir le pli du pantalon du costume qu’on lui avait prêté pour assister au congrès. »
Tout va très vite pour Dolores et la vie devient impossible pour les enfants qu’elle ne peut même pas inscrire dans une école. Aussi doit-elle se résigner à ce que Ruben et Amaya partent pour l’URSS. Peu de temps après, Dolores retourne en prison. Le directeur du centre pénitentiaire pour femmes de Ventas s’appelle Manuel Machado, poète comme son frère Antonio. Le premier écrira les louanges de Franco, le second dénoncera les crimes du dictateur. Dolores préférait Antonio.
Le Front populaire, en 1936, remporte les élections. Dolores Ibarruri devient députée des Asturies. Dès l’annonce de son élection, elle part pour Oviedo et se présente à la porte de la prison où sont parqués des centaines de militants politiques socialistes, communistes, républicains. Dans un premier temps, le directeur refuse de la recevoir et fait installer une mitrailleuse face à la foule rassemblée devant l’entrée. Les négociations se prolongent durant plusieurs heures avant que Pasionaria n’obtienne gain de cause. Tous les prisonniers sont libérés. La liesse populaire emporte Dolores dans les rues d’Oviedo. Le cidre coule à flots.
La relation avec les électeurs ne pose aucun problème à la nouvelle députée. Au parlement, les vieux renards de la politique pensent faire une seule bouchée de « l’ancienne domestique ». Dans les couloirs des Cortes, les conversations portent sur l’événement : une femme, communiste de surcroît, va prononcer une allocution devant ces messieurs les députés. On sourit, on murmure, on attend le spectacle. Lorsque Dolores monte à la tribune, des galeries fusent des ricanements. Pourtant, dès la deuxième phrase, silence. Pasionaria évoque les insurgés asturiens, dénonce la répression, la misère, l’intolérance, avec une fougue qui désarme ses contradicteurs. Le lendemain, le journal de Bilbao, « El Liberal » titre : « Une femme est entrée au Parlement », tandis que la presse madrilène s’exclame : « Quelle femme ! ». Dolores a quarante et un ans. Peu avant de fêter son quarante-deuxième anniversaire, elle est désignée vice-présidente des Cortes.
Dès le début, le Front populaire affronte le sabotage économique mené par le patronat et les grands propriétaires terriens. Les phalangistes assassinent des militants de gauche et des militaires républicains. Le soulèvement fasciste se prépare avec la complicité des députés de droite. Le 18 juillet 1936, le général Franco prend la tête de la rébellion. « Des armes pour le peuple ! », crie-t-on dans les rues de Madrid. Le lendemain, en prononçant son célèbre discours « No pasaran » (Ils – les fascistes – ne passeront pas) Dolores Ibarruri devient pour les Espagnols et le monde entier Pasionaria.
« Ici Radio-Union, depuis Madrid, au siège du ministère de l’Intérieur. Dolores Ibarruri vous parle. » Le speaker ajuste le micro. Dolores, très pâle, déclare : « Ouvriers ! Paysans ! Antifascistes ! Espagnols ! Patriotes ! Face au soulèvement militaire fasciste, tous debout pour défendre la République, pour défendre les libertés populaires et les conquêtes démocratiques. Tout le pays vibre d’indignation devant ceux qui veulent engloutir l’Espagne dans un enfer de terreur et de mort. Les fascistes ne passeront pas. No pasaran. »
Lorsqu’elle quitte le ministère de l’Intérieur, des groupes se forment près de la Puerta del Sol et crient : « No pasaran ! ». Le mot d’ordre de la guerre d’Espagne est né. Pasionaria harangue les soldats dans les casernes de la capitale, mobilise les travailleurs dans les usines, organise les femmes dans les quartiers. Des milliers de personnes viennent écouter dans les meetings celle qui, entre deux réunions, deux débats, deux articles, n’hésite pas à consacrer du temps à une famille en détresse. La même femme aussi infatigable qu’indomptable qui lance un appel aux peuples du monde : « Aidez-nous à empêcher que la démocratie soit écrasée en Espagne. Si cela devait arriver, cela entraînerait inévitablement la guerre. » Un appel qui compte, en ces décisives semaines du début de la guerre, où le gouvernement républicain tente par tous les moyens d’acheter des armes. Les armes qu’ont à profusion les fascistes et qui vont bientôt si cruellement manquer aux défenseurs de la liberté.
Où trouver ces armes ? Une délégation officielle espagnole composée de personnalités d’horizons divers se rend à Paris. Les Croix-de-feu menacent de dynamiter l’hôtel où descend la mission. Quant au Président de Conseil français, le socialiste Léo Blum, il annonce aux parlementaires espagnols que « la France ne peut pas intervenir », alors que ce qui lui est demandé se limite au respect des contrats signés avec Madrid. « Blum, indiquait Dolorès, parlait comme s’il lui était difficile d’articuler. Il se déclarait pacifiste, affirmait souffrir énormément, mais confirmait la politique de non-intervention de la France. Un moment, derrière ses longues mains fines, il se cacha les yeux. Pleurait-il ? De sa poche gauche, il tira un élégant mouchoir de soie et essuya une larme qu’il n’avait pas. »
Pour Pasionaria, la France ne se résume pas à Léon Blum. Le 8 septembre 1936, le Parti Communiste Français organise un grand rassemblement au Vel’d’Hiv à Paris. Elle y prononce une phrase célèbre : « Mieux vaut mourir debout que vivre à genoux. » Sur les murs des villes et des villages de France fleurit le mot d’ordre : « Des canons et des avions pour l’Espagne ».
De retour à Madrid, Pasionaria et ses camarades accélèrent le dispositif de défense de la capitale. Elle soutient l’idée selon laquelle il faut créer une armée régulière de la République dotée d’un seul drapeau et d’un commandement unique. Le Président du gouvernement, Largo Caballero, les anarchistes et les trotskistes estiment, eux, que de simples milices suffiront. Quand Dolorès et les communistes soulignent la nécessité de creuser des tranchées pour défendre Madrid, Largo Caballero tergiversent, allant jusqu’à clamer : « Les miliciens ne peuvent se transformer en taupes. » On voit Dolores aux quatre coins de la capitale. Ici, creusant une tranchée avec les habitants d’un quartier ; là, accompagnant Nehru et sa fille Indira Gandhi, des écrivains, des poètes tels qu’Ilia Ehrenbourg, Pablo Neruda, des vedettes comme le chanteur noir américain Paul Robeson.
Le 7 novembre 1936, elle accueille les Brigades internationales, « des frères venus du monde entier défendre la liberté ». Bref moment de joie dans la tragédie, car déjà l’artillerie et l’aviation fasciste pilonnent Madrid. Les mercenaires de Franco, les Junkers de Hitler et les forces motorisées de Mussolini font pression sur tous les fronts. Une situation si précaire que le gouvernement et le Parlement espagnols décident de transférer leurs services à Valence.
Durant ces années de guerre, aux côtés de José Diaz, le secrétaire général du Parti communiste d’Espagne, Dolores se dépense sans compter. La « Dame en noir » devient l’ennemi numéro un des franquistes et de leurs amis européens. Une campagne se déchaîne pour tenter de salir son image aux yeux de l’opinion. En France, le journal fasciste « Gringoire » écrit : « Pasionaria, quoique de race espagnole, est un personnage trouble. Ancienne religieuse, elle s’est mariée à un défroqué, d’où sa haine pour la religion. Elle s’est rendue célèbre un jour en se jetant sur un pauvre curé et en lui sectionnant la veine jugulaire à coups de dents. »
La propagande franquiste ne se différencie guère. Les soldats rebelles prisonniers des républicains parlent de Pasionaria avec horreur. A un groupe d’entre eux, Dolores demande comment ils imaginent Pasionaria. « Ce n’est pas une femme, c’est un fauve », répondent-ils. « Un peu comme moi », interroge-t-elle. « Quelle idée, rétorquent les prisonniers. Vous, vous êtes une femme espagnole, une vraie… ».
Les forces armées de la République ne peuvent contenir les troupes franquistes de plus en plus aidées par leurs parrains de Berlin et de Rome. Devant la gravité de la situation, Dolores retourne à Paris et s’adresse au monde : « En Espagne se livrent les premières batailles entre la démocratie et le fascisme qui veut étendre ses pouvoirs tentaculaires sur le monde pour étouffer la liberté et le progrès. Notre peuple accepte avec orgueil et pleine responsabilité la tâche que l’Histoire lui a réservée. Mais il exige qu’on ne l’abandonne pas. »
Les accords de Munich, la capitulation devant Hitler, accélèrent l’isolement de la République. L’URSS est seule à fournir une aide en avions, en armements divers, en combattants et conseillers expérimentés. Les pressions s’exercent de toutes parts sur le gouvernement Negrin qui, craignant la reconnaissance de Franco par les pays voisins, décide le retrait des Brigades internationales. Le 28 octobre 1938, Barcelone dit adieu aux volontaires. C’est alors que Pasionaria lance ces mots inoubliables : « Drapeaux d’Espagne, saluez ces héros, inclinez-vous devant ces martyrs. Mères ! Femmes ! Quand les blessures de la guerre seront cicatrisées, quand le souvenir des jours douloureux et sanglants laisseront place à un présent de liberté, de paix et de bien-être, quand les rancœurs seront atténuées, parlez à vos enfants, parlez des hommes des Brigades internationales. »
Tandis que Berlin aide Franco à écraser la République espagnole, l’armée allemande se prépare à déferler sur le reste de l’Europe. Pour Hitler, Madrid, Brunete, Guernica, Jarama constituent aussi un test militaire. Quant aux volontaires des Brigades internationales, ils seront de tous les combats – souvent les premiers – pour résister au fascisme.
Le 6 mars 1939, la direction du PCE décide le départ de Pasionaria. La chasse aux communistes est lancée dans tout le pays. Le 8 mars, sur un aérodrome proche d’Alicante, un groupe de guérilleros présente une dernière fois les armes à Dolores accompagnée de Jean Catela, député communiste français et futur martyr de la Résistance que les Pétainistes guillotineront le 24 septembre 1941 à la prison de la Santé à Paris. Pasionaria étreint longuement les derniers soldats de la République puis monte dans un petit avion. Il lui faudra attendre près de quarante ans avant de revenir sur sa terre natale.
Oran, Marseille, Paris, Moscou. Dolores s’installe dans la capitale soviétique. Seule femme membre du Comité exécutif du Komintern, elle jouit d’une grande autorité. Sa fille étudie dans un institut technique, son fils Ruben dans une école militaire. Plusieurs milliers d’Espagnols vivent réfugiés en URSS lorsqu’Hitler déclenche l’opération « Barbarossa ». Objectif : Moscou. Les populations de l’URSS vont devoir affronter un conflit terrible au cours duquel vingt millions de femmes, d’enfants, d’hommes périront. Les exilés espagnols multiplient les démarches afin d’être intégrés aux forces armées de l’URSS. Les autorités de Moscou hésitent un moment, puis donnent le feu vert à la formation de la 4 ème compagnie de volontaires.
Le 18 juillet 1941, près de deux cents combattants espagnols se rassemblent dans la cour d’une caserne de Moscou. Pasionaria leur dit : « Aujourd’hui comme hier, vous vous trouvez les armes à la main contre le fascisme. Je suis persuadée que vous vous battrez avec honneur aux côtés du peuple soviétique dans la lutte contre l’hitlérisme et pour l’indépendance de l’Espagne. » A ce moment, une voix lance : « No pasaran ». Cette fois, en effet, les fascistes ne passeront pas. Environ mille volontaires espagnols s’enrôlent dans l’armée rouge. Ils sont particulièrement efficaces derrière les lignes allemandes pour des missions spéciales.
En septembre 1942, Dolores repliée avec l’équipe de Radio-Espagne indépendante à Oufa, la capitale de la République autonome de Bachkirie, s’adresse chaque jour à son pays. Elle s’attache particulièrement à dénoncer la division Azul mise à la disposition d’Hitler par Franco. Elle appelle les jeunes Espagnols à refuser de devenir « la chair à canon de l’Allemagne nazie ».
Un soir du début de l’automne 1942, le téléphone sonne chez Dolores. Une voix grave demande à lui parler et se présente : Nikita Khroutchev, commissaire politique d’un des fronts. Celui qui deviendra chef de l’Etat soviétique annonce à Dolores la mort du lieutenant Ruben Ibarruri à Stalingrad. Quelques mois auparavant, José Diaz, secrétaire général du PCE, condamné par un cancer, s’était suicidé à Tbilissi. Désormais, la direction du PCE repose sur Pasionaria.
La déroute des troupes hitlériennes redonne espoir aux républicains espagnols. Franco n’est-il pas un des plus fidèles alliés des nazis ? N’a-t-on pas promis de faire payer au dictateur ses crimes contre la République et ses complicités durant la guerre mondiale ? Sans attendre la fin du conflit, Pasionaria prend la route de Paris. Les autorités britanniques lui refusent une place dans un avion sous le prétexte que les appareils militaires ne peuvent accueillir une femme. Peu importe. Avec sa fidèle secrétaire Irène Falcon et le dirigeant communiste Ignacio Gallego, Dolores commence un long périple qui les conduit en Iran, en Egypte avant de débarquer à Boulogne. Le 8 mai 1945, c’est à Paris que Pasionaria fête la victoire sur le fascisme.
Son plus cher désir est alors de se rapprocher de l’Espagne. Elle s’installe à Toulouse. Pas pour longtemps. En 1950, le gouvernement français interdit les activités du PCE. Ses dirigeants avec l’aide précieuse et jamais démentie du Parti communiste français (PCF), rentrent dans la clandestinité. Pasionaria, elle, ne peut pas passer inaperçue. Elle regagne Moscou d’où elle dirige le parti jusqu’en 1960. Santiago Carrillo la remplace au poste de secrétaire général du PCE. Elle devient présidente du parti.
Pendant ces longues années, Dolores Ibarruri suit quotidiennement les événements dont son pays est le théâtre. Au micro de Radio-Espagne indépendante, elle commente la moindre grève. Sa voix est écoutée du Pays basque à l’Andalousie, dans les villes et les villages. Dès 1956, elle avance l’idée de la « réconciliation nationale ». Elle mène campagne pour sauver les démocrates espagnols condamnés par la dictature, de Julian Grimau aux cinq jeunes basques fusillés en 1975.
A Moscou, elle reçoit des personnalités de passage mais surtout des Espagnols qui lui racontent dans les moindres détails la vie quotidienne à Madrid et à Malaga, dans son cher Pays basque et en Catalogne. Dolores veut s’imprégner de tous les changements, de toutes les transformations. Au centre espagnol de la rue Jdanov à Moscou, elle redonne l’espoir. Et, bravant les interdictions, elle participe à des réunions dans des pays européens, à Paris notamment. Son exil prendra-t-il fin ?
Après la mort de Franco, le centre espagnol de la rue Jdanov se vide progressivement. La frontière des Pyrénées s’est ouverte pour la plupart, pas pour Pasionaria. Un ancien ministre du dictateur, Manuel Fraga Iribarne, déclare au journal « Sud-Ouest » : « Il est préférable que certains exilés restent hors du pays. Par exemple, Pasionaria. »
Au début de 1977, Dolores parle pour la dernière fois sur les ondes de Radio-Espagne indépendante. Ses camarades ont repris le combat sur le sol national. Pasionaria ne le peut toujours pas. A Madrid, les proches du dictateur disparu ont peur de la « Dame en noir ». Le mot d’ordre « Dolores à Madrid » s’inscrit sur les murs de la capitale. Le 11 mai 1977, le chargé d’affaires de l’ambassade d’Espagne à Moscou annonce à Pasionaria qu’elle peut – enfin – retirer son passeport.
Deux jours après, le vol régulier Moscou-Madrid est retardé. Les passagers ont leurs ceintures attachées et les réacteurs commencent à tourner. Des dirigeants soviétiques s’avancent lentement vers l’appareil entourant une dame en noir, les cheveux blancs ramassés en chignon. « Chers camarades, leur dit-elle, notre peuple affirme que partir c’est mourir un peu. Je ne crois pas que cela soit vrai car dans ce cas, partir signifie pour moi m’incorporer de nouveaux dans la lutte active qui va décider du destin de ma patrie. » Avant de s’engouffrer dans l’avion, elle se retourne une dernière fois pour dire au revoir à cette terre où elle laisse tant de souvenirs et où son fils Ruben repose à jamais.
Quelques heures plus tard, depuis le hublot de l’avion, Dolores redécouvre Madrid. Jusqu’à la dernière minute, l’arrivée de Pasionaria est tenue secrète. Les dirigeants du PCE craignent une provocation, le gouvernement une trop grande publicité. Mais à peine est-elle installée dans son appartement qu’il faut contenir les milliers d’amis, de camarades venus la saluer. Combien d’embrassades, combien de larmes de joie ? C’est dans son Pays basque qu’auront lieu les plus émouvantes des retrouvailles d’un peuple et de celle qui a si bien su en incarner le courage et l’espoir.
« Si, si, si, Dolores est avec nous », scandent des dizaines de milliers d’hommes et de femmes dans le palais des Foires de Bilbao. Près d’ici, en 1931, elle avait prononcé son premier discours. Un demi-siècle après, elle fait toujours vibrer la foule. « Il y a plus de quarante ans que physiquement j’ai dû quitter l’Espagne, déclare-t-elle, mais pas à un seul moment de ma vie, pendant les heures de joie et de tristesse, l’Euzkadi ne s’est éloigné de moi. »
Au siège du Comité central du PCE, en ce jour de 1981, la porte du bureau de Pasionaria s’entrebâillait pour la seconde fois. Irène Falcon, la secrétaire de Dolores m’adressait un regard courroucé. En quittant, la veille, le Cason del Buen Retiro et le « Guernica » de Picasso définitivement installé à Madrid, je lui avais promis que l’entretien ne durerait pas plus d’une heure. Fallait-il tenir ma promesse alors que Pasionaria parlait sans laisser poindre un signe de fatigue ? Et qui, sinon elle, pouvait mettre fin à la rencontre ?
Jusqu’à sa mort, Dolores Ibarruri est restée fidèle au combat révolutionnaire, à l’idéal communiste. La veille « Dame en noir », pour toujours, demeurera Pasionaria.
José Fort
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REFUSER LE DICTAT DE LA MINISTRE DE L'INTERIEUR.
PS ANGLET
| ELECTIONS EUROPEENNES | ||||||||||||||||
| 7 JUIN 2009 | ||||||||||||||||
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Ecole F. CONCARET | Espace N. MANDELA | Ecole C. DURROTY (A à K) | Ecole D. POUEYMIDOU salle 1 | Salle R. DELMAS | Ecole Odette DUBOIS | Ecole D. POUEYMIDOU salle 2 | Centre de Loisirs A. DUBOY | Centre Municipal Albert Castets | Ecole J. JAURES (maternelle) | Restaurant J. Paillé | Ecole C. DURROTY (L à Z) | Ecole J. MOUCHET | TOTAL | % |
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1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 |
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| Inscrits | 605 | 1009 | 679 | 415 | 372 | 660 | 605 | 785 | 792 | 822 | 815 | 660 | 883 | 9102 |
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| Votants | 303 | 373 | 305 | 176 | 184 | 282 | 189 | 300 | 335 | 382 | 379 | 232 | 402 | 3842 | 42,21 | |
| Blancs - Nuls | 13 | 13 | 16 | 9 | 7 | 9 | 5 | 9 | 17 | 16 | 21 | 3 | 17 | 155 | 4,03 | |
| Exprimés | 290 | 360 | 289 | 167 | 177 | 273 | 184 | 291 | 318 | 366 | 358 | 229 | 385 | 3687 | 95,97 | |
| Participation | 50,08% | 36,97% | 44,92% | 42,41% | 49,46% | 42,73% | 31,24% | 38,22% | 42,30% | 46,47% | 46,50% | 35,15% | 45,53% |
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| CANDIDATS |
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| M. ALIOT | 8 | 13 | 5 | 9 | 7 | 4 | 10 | 14 | 10 | 9 | 8 | 12 | 10 | 119 | 3,23 | |
| M. PUYJALON | 4 | 10 | 3 | 5 | 7 | 5 | 2 | 0 | 5 | 7 | 5 | 5 | 15 | 73 | 1,98 | |
| M. BAUDIS | 61 | 56 | 60 | 39 | 62 | 46 | 21 | 27 | 70 | 87 | 61 | 27 | 46 | 663 | 17,98 | |
| M. MARTINEZ | 3 | 1 | 3 | 0 | 1 | 0 | 0 | 2 | 1 | 0 | 0 | 0 | 1 | 12 | 0,33 | |
| M. TEMPLE | 2 | 3 | 0 | 2 | 2 | 2 | 0 | 1 | 1 | 2 | 0 | 2 | 3 | 20 | 0,54 | |
| Mme TORREMOCHA | 5 | 6 | 2 | 0 | 0 | 6 | 2 | 11 | 2 | 1 | 5 | 1 | 5 | 46 | 1,248 | |
| Mme ECHEVERRIA | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| M. ARIF | 61 | 47 | 62 | 22 | 22 | 36 | 24 | 43 | 48 | 55 | 58 | 35 | 78 | 591 | 16,03 | |
| M. TERRIEN | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| M. GRAS | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| M. JACOB | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| M. DULONG | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| M. CARAYOL | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| M. ROCHEFORT | 25 | 33 | 21 | 13 | 9 | 19 | 13 | 16 | 29 | 27 | 37 | 15 | 30 | 287 | 7,78 | |
| M. TELLECHEA | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Mme DE FRANCLIEU | 2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 3 | 0,08 | |
| M. BOVE | 29 | 47 | 35 | 22 | 19 | 39 | 34 | 41 | 29 | 37 | 65 | 33 | 48 | 478 | 12,96 | |
| M. RAICH | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| M. DREVET | 14 | 20 | 10 | 3 | 6 | 10 | 9 | 22 | 17 | 19 | 12 | 7 | 21 | 170 | 4,61 | |
| M. FAURA | 0 | 2 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 5 | 0,14 | |
| M. MELENCHON | 69 | 97 | 77 | 44 | 33 | 95 | 60 | 91 | 91 | 99 | 96 | 72 | 97 | 1021 | 27,69 | |
| Mme BARBE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Mme MARTIN | 7 | 25 | 10 | 8 | 9 | 11 | 9 | 22 | 13 | 23 | 11 | 20 | 31 | 199 | 5,40 | |
| M. FANCHTEIN | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
Tarnosiens, Tarnosiennes
Les 7 juin, vous êtes appelés à voter pour élire vos députés européens. C’est une élection importante.
Pourquoi ? D’abord, parceque la crise terrible que nous connaissons actuellement, ne pourra se résoudre qu’à un niveau européen. Ensuite, nous avons besoin de fonds
européens importants pour combattre le taux de chômage et redonner de l’espoir à de nombreuses familles. Enfin, il faut changer de majorité au parlement européen. La droite veut casser les
services publics. Comment ? Mais regardez, ils ont déjà commencé en supprimant des milliers de postes de fonctionnaires. Infirmiers, postiers, enseignants, policiers. Avec cette politique, vous
le vivez au quotidien, les injustices grandiront.
Qu’est-ce que les socialistes proposent, ?
D’abord, pour la première fois, les partis socialistes des 27 pays de l’Union européenne ont adopté un programme commun : le Manifesto
Trois mesures importantes de ce Manifesto. La première concerne le Plan de Relance européen. Nous proposons de donner plus d’argent pour soutenir les petites et moyennes entreprises, et en
particulier l’environnement.
Ensuite, nous défendrons les services publics. Il faut mettre fin à l’agression généralisée contre l’éducation, la santé, l’énergie ou encore les services postaux. Préserver ces secteurs, c’est
garantir notre avenir.
Enfin, lorsque certains parlent de bouclier fiscal pour protéger les riches, nous proposons un bouclier social. Nous pouvons construire l’Europe sociale. Les socialistes européens, le feront.
Les Landes seront représentées au parlement européen, avec RENAUD LAGRAVE,
candidat à un niveau éligible, en 5° position sur la liste socialiste du Sud-ouest (contrairement à d'autres candidats locaux,
qui eux sont en position d'inéligibilité).
Renaud est un militant socialiste très investi sur le terrain local et son objectif est de “faire une campagne de proximité, de rencontrer les entreprises en difficulté, qui ne manquent pas dans le département et d’être au côté des salariés, afin de les soutenir dans ces moments difficiles”.
Il sera le député landais qui défendra les intérêts des Landes et permettra de représenter le département à travers toute ses traditions !
Les élus tarnosiens socialistes qui soutiennent cette candidature Landaise ont commencé la
campagne depuis quelques jours déjà et reçoivent un formidable accueil de la population tarnosienne que nous remercions.
Tarnosiens, Tarnosiennes, CONTINUEZ à soutenir le parti socialiste et n'oubliez pas le 7 juin, un seul tour, un seul vote !!
Pour changer l’Europe, il faut faire élire un maximum de Députés européens socialistes !!Alors votez UTILE, votez socialiste !
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